Un vaccin bloque le virus du SIDA chez les singes - Homo Medicalus

by Idris Amrouche


Posted on 01 Oct 2014 at 12:34 782


Un vaccin bloque le virus du SIDA chez les singes

Les essais chez l’Homme de ce vaccin découvert par surprise, sont maintenant dans les tuyaux. S’il fonctionne comme prévu, il pourrait se prendre aussi simplement qu’une boisson probiotique.

Un nouveau vaccin pris par voie orale a été découvert  il empêche complètement le singe rhésus (aussi appelé Bandar) d’être infecté par VIS (Virus de l’Immunodéficience Simienne l’équivalent du VIH chez l’Homme). Le vaccin réduit aussi le nombre de particules de SIV déjà présentes chez le singe qui a été infecté.

L’équipe de chercheur international, impliquant des scientifiques de l’Université Paris Descartes et l’Université de médecine chinoise de Guangzhou en Chine, décrit le succès de ce vaccin comme une « surprise » et des résultats « inattendus », principalement par la simplicité de son action.

Ce nouveau vaccin fonctionne de la façon opposé à la plupart des vaccins, en supprimant, plutôt qu’en activant une réponse immunitaire. Il fonctionne justement, parce que le VIS et le VIH ont besoin de cellules immunitaires appelées cellule T CD4, pour proliférer et infecter le corps.

Un des objectifs de la prévention contre le VIH a été de développer un vaccin qui permettrait d’introduire dans le corps le virus sans provoquer de réponse immunitaire (c’est cette réponse immunitaire initiale qui permet aux virus d’infecter les cellules). Cela demande au vaccin de tromper le corps et de lui faire « croire » que le virus est inoffensif, provoquant une « tolérance immunitaire » vis-à-vis du virus.

Les scientifiques ont justement réussi à réaliser cela chez le singe, et leurs résultats ont été publiés dans le magazine Frontiers in Immunology.

Ce nouveau vaccin stimule la production d’un groupe de cellules immunitaires connues sous le nom de cellule T CD8, qui vont ensuite empêcher les CD4 du singe de reconnaître le SIV. Ce phénomène empêche la réponse immunitaire et bloque l’accès du virus aux cellules CD4 et donc la multiplication massive qui en résulte.

Ce vaccin est composé de SIV inactivés, mais, la avec une touche d’originalité, il est donné accompagné d’une bactérie qui est reconnu par le corps comme « ami », cela nous rappelle l’utilisation des probiotiques.

Les chercheurs ont alors testé des variations ce de même vaccin, utilisant différentes souches de bactérie, chez 29 singes rhésus. Il leur a aussi été administré sous forme de gel vaginal, par voie rectal, vaccin oral ou de boisson de type probiotique.

Jusqu’à maintenant, 15 singes chez qui le vaccin a été donné par voie orale, sont complètement protégés contre le virus, et ces singes sont capables de supprimer toutes réplications virales quatre années après la vaccination.

Les résultats sont extrêmement positifs, mais les chercheurs admettent qu’ils sont toujours mystifiés par cette réponse immunosuppressive si forte en utilisant une méthode si simple, un virus accompagné d’une bactérie. Une simple préparation probiotique pour stopper un virus d’une telle virulence a en effet de quoi surprendre. A noté que donné seul, le SIV, stimule le système immunitaire comme n’importe quel autre vaccin.

Il s’agit maintenant, pour les chercheurs, de savoir si cette approche fonctionne chez l’Homme. Bien sur, le SIV n’est pas identique au VIH, et les vaccins précédents qui ont étés extrêmement prometteurs chez l’animal ont échoué chez l’être humain, il est donc important de garder ces résultats en perspective.

Deux études, non-dangereuses, sont maintenant planifiés chez l’Homme, chez des volontaires VIH-positifs et VIH-négatif.

Avec le recul, cette étude donne des résultats tout à fait surprenants, surtout au regard de la simplicité de la démarche et de la méthode pas très orthodoxe des chercheurs. Mais selon moi, la découverte d’un vaccin contre le SIDA est un tel défi, qu’il nécessite du génie, caractérisé non seulement par l’originalité et l’utilité des résultats, mais aussi par l’effet de surprises qu’ils suscitent.
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Un nouveau vaccin pris par voie orale a été découvert  il empêche complètement le singe rhésus (aussi appelé Bandar) d’être infecté par VIS (Virus de l’Immunodéficience Simienne l’équivalent du VIH chez l’Homme). Le vaccin réduit aussi le nombre de particules de SIV déjà présentes chez le singe qui a été infecté.

L’équipe de chercheur international, impliquant des scientifiques de l’Université Paris Descartes et l’Université de médecine chinoise de Guangzhou en Chine, décrit le succès de ce vaccin comme une « surprise » et des résultats « inattendus », principalement par la simplicité de son action.

Ce nouveau vaccin fonctionne de la façon opposé à la plupart des vaccins, en supprimant, plutôt qu’en activant une réponse immunitaire. Il fonctionne justement, parce que le VIS et le VIH ont besoin de cellules immunitaires appelées cellule T CD4, pour proliférer et infecter le corps.

Un des objectifs de la prévention contre le VIH a été de développer un vaccin qui permettrait d’introduire dans le corps le virus sans provoquer de réponse immunitaire (c’est cette réponse immunitaire initiale qui permet aux virus d’infecter les cellules). Cela demande au vaccin de tromper le corps et de lui faire « croire » que le virus est inoffensif, provoquant une « tolérance immunitaire » vis-à-vis du virus.

Les scientifiques ont justement réussi à réaliser cela chez le singe, et leurs résultats ont été publiés dans le magazine Frontiers in Immunology.

Ce nouveau vaccin stimule la production d’un groupe de cellules immunitaires connues sous le nom de cellule T CD8, qui vont ensuite empêcher les CD4 du singe de reconnaître le SIV. Ce phénomène empêche la réponse immunitaire et bloque l’accès du virus aux cellules CD4 et donc la multiplication massive qui en résulte.

Ce vaccin est composé de SIV inactivés, mais, la avec une touche d’originalité, il est donné accompagné d’une bactérie qui est reconnu par le corps comme « ami », cela nous rappelle l’utilisation des probiotiques.

Les chercheurs ont alors testé des variations ce de même vaccin, utilisant différentes souches de bactérie, chez 29 singes rhésus. Il leur a aussi été administré sous forme de gel vaginal, par voie rectal, vaccin oral ou de boisson de type probiotique.

Jusqu’à maintenant, 15 singes chez qui le vaccin a été donné par voie orale, sont complètement protégés contre le virus, et ces singes sont capables de supprimer toutes réplications virales quatre années après la vaccination.

Les résultats sont extrêmement positifs, mais les chercheurs admettent qu’ils sont toujours mystifiés par cette réponse immunosuppressive si forte en utilisant une méthode si simple, un virus accompagné d’une bactérie. Une simple préparation probiotique pour stopper un virus d’une telle virulence a en effet de quoi surprendre. A noté que donné seul, le SIV, stimule le système immunitaire comme n’importe quel autre vaccin.

Il s’agit maintenant, pour les chercheurs, de savoir si cette approche fonctionne chez l’Homme. Bien sur, le SIV n’est pas identique au VIH, et les vaccins précédents qui ont étés extrêmement prometteurs chez l’animal ont échoué chez l’être humain, il est donc important de garder ces résultats en perspective.

Deux études, non-dangereuses, sont maintenant planifiés chez l’Homme, chez des volontaires VIH-positifs et VIH-négatif.

Avec le recul, cette étude donne des résultats tout à fait surprenants, surtout au regard de la simplicité de la démarche et de la méthode pas très orthodoxe des chercheurs. Mais selon moi, la découverte d’un vaccin contre le SIDA est un tel défi, qu’il nécessite du génie, caractérisé non seulement par l’originalité et l’utilité des résultats, mais aussi par l’effet de surprises qu’ils suscitent.

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« Au même titre que l’Homo Sapiens, et les nouveaux termes Homo Numericus ou Homo Economicus, Homo Medicalus révèle un des aspects de l’évolution humaine. Jamais dans l’histoire de l’humanité, l’Homme n’avait été autant étudié, compris et assisté médicalement. Homo Medicalus, révèle notre nouvelle nature. Notre corps intrinsèquement naturel, subit aujourd’hui l’évolution de la compréhension de notre physiologie, et de la société, permettant une nouvelle évolution de nos comportements, qui, tout comme l’évolution, est irréversible».


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